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LES DEBUTS DE QUEEN


Le groupe a failli tomber à l'eau comme tant d'autres. La première tentative de formation remonte à l'année 1968, mais six ans de plus ont été nécessaires pour accéder à la reconnaissance et pour réussir à se battre contre les mauvaises critiques.

Leur carrière commence dans les couloirs de l'Impérial College, pendant que Brian May, alors étudiant en physique, essaie de former un groupe. Roger Taylor, qui voulait vaguement devenir dentiste, et Tim Staffell se rencontrent et décident de s'appeler "Smile". Un label américain accepte de signer pour un premier essai et le groupe regarde l'avenir avec optimiste.

Le premier titre, qui fut aussi le dernier, fut un...bide complet, en partie parce que distribué aux USA sans aucun support promotionnel.

En 1970, Staffell quitte "Smile" pour aller tenter sa chance avec un autre groupe qui répondait au nom de "Humpy Bong"; c'est à ce moment que Freddie Mercury se laisse convaincre de rejoindre "Smile". Il avait auparavant joué avec deux groupes relativement inconnus: "Wreckage" et "Sour Milk Sea". Cette année-là, devait débuter la première tournée dans les universités et dans les clubs.

Après que le groupe ait essayé sans succès six bassistes, ils engagent John Deacon, qui devient par conséquent le quatrième membre du groupe ainsi formé en 1971. Celui-ci acquiert son nouveau nom par la même occasion et devient "Queen", auquel Mercury pensait depuis quelques années.

Il s'en expliqua: "C'est juste un nom, mais en même temps tellement royal, évident...En plus ça sonne bien, c'est un nom puissant, international et immédiat."


***



L'année 1972 fut une année charnière pour Queen, car elle avait été très occupée en maquettes qu'ils avaient enregistrées aux studios De Lane Lea, où on leur avait demandé de tester le matériel en échange de son utilisation. Ces enregistrements avaient été envoyés à une pléiade de maisons de disques que toutes avaient refusé.


Les contrats fructueux noués avec "Trident Audio Production" les faisaient jusque-là jouer dans des clubs de Londres. Ce n'est qu'après qu'ils auront la possibilité de signer un accord concernant la production, la promotion et le management avec la toute puissante société EMI.

La route vers la célébrité pouvait être ouverte même si rien n'était encore acquis et même s'ils n'en avaient pas la moindre idée en sortant le 45 tours Keep Yourself Alive, qui s'exposa rapidement à de vives critiques. Parmi celles-ci, Radio-one n'y alla pas de main morte et refusa tout bonnement de le faire renter dans son hit. L'album ne fut pas un succès (sinon peut-être d'estime par un certain public), certains critiques continuant de taper fort: "Un sceau d'urine", titra Nick Kent dans le New Musical Express.

Un an plus tard, le succès (cette fois considérable) était au rendez-vous pour Queen 2. Les moments pénibles du début, la confiance qu'on leur avait faite pour les tournées, tout cela était remboursé avec le nouvel album et, en 1974, Queen se taillait la part du lion. Le hit Seven Seas Of Rhye en était la preuve. Ils poursuivaient leur marche en avant, plus confiants et plus novateurs chaque jour.

De plus, ils se forçaient à rester aussi fort mentalement et aussi exigeants que Mercury pouvait l'être dans son travail. Tout cela en dépit des attaques permanentes de certains incompétents qui prévoyaient de toutes façon la mort d'un bon nombre de groupes de l'époque.

En fait, Queen allait survivre au disco, à la vague punk, et rester le groupe d'adolescents qui avaient l'intention de durer.

Ils s'étaient aussi rendu compte de la nécessité de réfléchir et de peut-être faire une pause avant de s'engager sur d'autres projets musicaux. Mercury fit quelques albums solos parmi lesquels Love Kills (à partir duquel on devait sortir onze ans plus tard I Can Hear The Music sous le pseudonyme de Larry Lurex) qui a atteint le "top ten" facilement. Son plus gros succès solo fut The Great Pretender (reprise des Platters) qui atteignit la quatrième place des hits en mars 1987. L'album solo qu'il enregistra à Munich, Mr Bad Guy, fut également un succès, grimpant jusqu'à dixième place en 1985. Le chanteur solo appréciait aussi de travailler en duo comme il le fit pour la comédie musicale "Time" ou l'album Barcelona, avec la cantatrice espagnole Montserrat Caballé.

En fait, le premier du groupe à avoir sorti une oeuvre en solo, avec le 45 tours I wanna Testify fut Roger Taylor, en août 1977. Il fut encore plus prolifique en solo que Mercury lui-même: il a sorti les albums Fun In Space en 1981 et Strange Frontier en 1984, et il a tenu à revenir aux bases même du rock avec un groupe qu'il avait appelé "The Cross", avec lequel il travailla sur deux albums: Shove It et Mad, Bad and Dangerous to know.

Brian May passa de musicien de studio à producteur, avec des réussites diverses comme Bad News (une comédie basée sur un groupe de heavy métal) ou lorsqu'il produisit Anita Dobson. Il a également enregistré plusieurs morceaux sur "Star Fleet Project", en octobre 1983.

John Deacon, le bassiste, quant à lui, auteur de plusieurs chansons du groupe qui sont devenues des tubes énormes, parmi lesquels Another one bites the dust, a formé "The Immortals" et a écrit la musique de la comédie musicale "Biggles". Il a tenu à prouver que, comme les autres membres du groupe, il avait son écriture propre, un talent certain, et la possibilité de se démarquer de Queen.

La fréquence de sortie des albums de Queen est surprenante dans la mesure où là où les autres groupes mettaient quatre ans à sortir un album, eux n'en mettaient qu'un. C'est ce qui ce passa entre 1973 et 1991, année où un règne sans partage devait s'achever.

Même s'il était le plus connu des quatre, Freddie Mercury n'était pas Queen à lui seul. Les trois autres n'étaient pas de simples choristes! Chacun était membre du quatuor à part entière et le groupe ne pouvait fonctionner qu'avec cette alchimie résultant de leur quatre grandes personnalités. La contribution de chacun s'avérant indispensable pour oser découvrir des voies musicales nouvelles. Le jeu de guitare de May créa une sorte de "label Queen"-tout comme la manière de chanter de Freddie, inimitable.

Chaque chanson, apportée par l'un des musiciens, était retravaillée jusqu'à la perfection, à travers les sessions d'enregistrement, et chacun d'expliquer aux trois autres ce qu'il en attendait.

Même le plaisir de Mercury d'apparaître comme le leader était partagé. Le batteur, Roger, dont le look et les cheveux blonds en faisaient un chouchou au sein du public, donnait parfois à Mercury l'air sage malgré la vie qu'il pouvait mener. Et même si l'intelligence aiguisée de Freddie faisait de lui une "grande gueule", il était difficile de le dissocier du reste du groupe. Ils avaient chacun leur part de prouesse dans l'académie du rock. Représentatifs séparément du groupe, même si Mercury occupait le devant de la scène, les autres n'étaient pas jaloux de sa notoriété, mais parfois plutôt heureux de la laisser seul affronter les sunlights.


***



La clé du succès d'un groupe -qui l'a amené en l'espace de 20 ans à vendre plus de 100 millions d'albums- (chiffre aujourd'hui largement dépassé) fut leur côté versatile, leurs musiques multiples. Le son Queen est souvent inqualifiable, leurs chansons -hors normes- sortent des sentiers battus et ne suivent aucunes logique pure et beaucoup représentent l'aboutissement de ce qui peut être un mélange rock-opéra. L'exemple typique reste Bohemian Rapsody, qui réunit chœurs et guitares électriques. Leurs titres restent plus encore qu'une hypothétique rencontre entre Bizet et Led Zeppelin qui se mettraient à raconter leur propre histoire.

Queen était capable de composer des chansons de hard-rock comme n'importe quel autre groupe de Heavy Metal: Tie Your Mother Down en est l'exemple.

Ils pouvaient faire se lever les stades entiers sur les vibrations porteuses de We Are The Champions, capable de faire des tubes dico dans la lignée de Another One Bites The Dust ou Under Pressure (avec David Bowie). Capables aussi d'emprunter des sons au futur ou de les créer, comme pour le remarquable Radio Ga-Ga. Leur cordes recelaient aussi de gentilles ballades dans le style de A Kind Of Magic ou le posthume These Are The Day Of Our Lives, l'une des chansons les plus remarquable que le groupe ait jamais enregistrées.Fat Bottomed Girls étaient radicalement différent, de part sa production, I Want To Break Free un manifeste remarquable. Ils ont écrit de véritables chansons visionnaires, comme One Vision, et d'autres qui ne contenaient absolument aucun message. Ils étaient capable de faire une imitation d'Elvis et de reprendre son style à leur compte: Crazy Little Thing Called Love.

D'années en années, Queen était capable de créer des chansons tout public particulièrement intéressantes, qui, de toutes façon, toucheraient beaucoup de monde et ne deviendraient jamais lassantes.

Dans une carrière marquée par plus d'une vingtaine d'albums, les barrières musicales étaient sans cesse abattues et ils restaient à la recherche de sonorités nouvelles, de directions mélodiques inexploitées, même si parfois ce fut avec moins de réussite.

Pour rester à l'avant-garde du rock, il fallait que Queen réinvente sans cesse une musique, et ce, pendant 20 ans. Durant ces années, il fallait qu'ils se persuadent qu'ils ne tomberaient jamais dans le travers de la pop commerciale-afin de rester fidèles aux attentes de leurs fans. Les styles musicaux qu'ils développaient, complexe alchimie de plusieurs influences, constituèrent un sillon que peu de groupes étaient capables de creuser avec eux. Ce qui pouvait leur arriver de mieux était ce melting-pot de styles et de modes qui changeaient chaque jour.

Mercury savait tirer partie des possibilités innombrables du groupe pour que leur carrière continue.

"J'aime délibérément faire des choses qui, a priori, ne peuvent être considérées comme étant l’œuvre de Queen. J'aime sans arrêt m'atteler à quelque chose de différent. Autrement, quel intérêt? A ce moment-là, vous fabriquer des copies de vos anciens disques. Ca m'a toujours plu de travailler sur des choses que je n'avais pas tentées auparavant; c'est tellement valorisant et passionnant de pouvoir à chaque fois disposer d'une telle fraîcheur."

A SUIVRE...

Textes tirés du livre "Freddie Mercury-QUEEN" de Rick Sky.

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